Les banques rejoignent la crypto : projet pilote de stablecoin adossé aux devises du G7
Face à la montée incontrôlée des stablecoins privés, les géants bancaires mondiaux, de Goldman Sachs à Société Générale, passent à l’offensive. En testant des tokens adossés aux devises du G7, ces institutions cherchent à reprendre le contrôle de la finance numérique. Ce projet stratégique, mené par le consortium USDF et la blockchain Provenance, vise à combiner stabilité monétaire, conformité réglementaire et innovation technologique. Une telle initiative pourrait redéfinir l’équilibre entre banques traditionnelles, régulateurs et écosystème crypto.
En bref
- Plusieurs grandes banques mondiales, dont JPMorgan, Goldman Sachs et UBS, lancent une initiative conjointe autour des stablecoins.
- Le projet vise à créer des monnaies numériques stables, adossées aux devises du G7, pour moderniser les paiements interbancaires.
- Ces stablecoins seraient émis via des blockchains publiques et garantis par des dépôts bancaires assurés.
- L’initiative vise à se conformer aux exigences réglementaires, avec une gouvernance renforcée et une traçabilité totale.
Les grandes banques prennent position : vers une standardisation des stablecoins institutionnels ?
Alors que la domination des stablecoins USDT et USDC tombe à 83 %, un groupe de grandes banques mondiales travaille actuellement à l’émission de stablecoins adossés à des devises telles que le dollar, l’euro, la livre sterling et le yen.
Ce projet est piloté par le consortium USDF, basé aux États-Unis, en partenariat avec le réseau blockchain public Provenance Blockchain. L’objectif est de « fournir une solution de règlement institutionnelle conforme et interopérable, adossée à des dépôts bancaires assurés », selon Figure Technologies, l’un des acteurs clés du consortium.
L’initiative vise à créer une alternative régulée aux stablecoins émis par des entités non bancaires. Les points clés du projet incluent :
- Un adossement aux devises du G7 via des dépôts bancaires garantis, ce qui renforce la stabilité des tokens émis ;
- Une émission via des banques traditionnelles telles que JPMorgan, Goldman Sachs, UBS ou Deutsche Bank, offrant une crédibilité institutionnelle accrue ;
- L’utilisation de blockchains publiques pour garantir la transparence et la traçabilité des transactions ;
- Une conformité réglementaire renforcée pour répondre aux exigences des autorités financières américaines et internationales.
En se positionnant sur le marché des stablecoins, ces institutions cherchent à reprendre le contrôle d’un segment jusqu’ici dominé par l’écosystème crypto. Elles cherchent également à réduire les frictions dans les règlements transfrontaliers tout en offrant une solution plus sûre aux acteurs institutionnels.
Vers une redéfinition des flux monétaires ?
Si cette initiative se matérialise à grande échelle, les conséquences pourraient être considérables, notamment pour les systèmes bancaires des pays émergents. Une étude récente, menée par Standard Chartered à partir de données on-chain, alerte sur le risque que les stablecoins adossés au dollar font peser sur les économies fragiles : « jusqu’à 1 000 milliards de dollars pourraient quitter les banques locales au cours des trois prochaines années si ces stablecoins se généralisent », selon les analystes de la banque.
Parallèlement, JPMorgan estime que l’essor de ces actifs pourrait générer une demande supplémentaire de 1,4 billions de dollars pour le billet vert d’ici 2027. Cette dynamique renforce l’hégémonie du dollar dans l’économie numérique, au détriment des autres devises.
L’Europe, de son côté, tente de réagir. En effet, les ministres des finances de la zone euro envisagent déjà des mécanismes pour encourager l’émergence de stablecoins libellés en euros, afin de contrebalancer cette domination américaine. À plus long terme, la Banque centrale européenne envisage un plafond de 3 000 € par individu pour limiter les risques systémiques liés au futur euro numérique.
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